Commençons par le commencement.

Commençons par le commencement.

Se cache derrière une carapace solide pour faire oublier sa fragilité intérieur.

Depuis l'enfance, on imprime les princes charmants dans la tête des petites filles. On les décrit comme les délivrant de monstres réels mais dans ce récit, le prince charmant enferme la princesse avec ses démons intérieurs que sont les doutes et la culpabilité. - Fiou comme je suis fière.


*
Toutes les photos sont de moi. Sauf quand je le dis.

# Posted on Thursday, 08 May 2008 at 12:16 PM

Edited on Thursday, 07 May 2009 at 4:32 PM

L'amour de ma vie. (L)

L'amour de ma vie. (L)
Il y a des gens qui ne valent pas la peine d'être mentionné dans une conversation. Il y en a d'autres vous ne vous sentez pas obligé de les nommés, d'autres encore où leurs noms vous échappent, il y a ceux dont on oubli l'existence et ceux où l'on ne veux pas la connaître. Et enfin il y a ceux que vous n'oublierez jamais de citer.
A. fait parti de cette dernière catégorie. Même si ce ne sont pas ses phrases ou ses actes je les lui attribut. La description que je fais d'elle est idéaliste. Je ne peux pas m'empêcher de dire qu'elle est ma meilleure amie. Tout le monde en a entendu parler au moins une fois.
Nous deux c'était un peu comme Bonnie&Clyde, Starsky&Hutch. Nous étions inséparables. Si l'une faisait quelque chose sans l'autre elle lui racontait jusqu'à ce qu'elle pense avoir vécu la même chose. Mais c'était rare. Tout ce qu'on faisait, on le faisait ensemble. Si l'une plongeait l'autre la suivait. Si l'une ne remontait pas à la surface, l'autre faisait de même et ainsi de suite. L'une était là pour l'autre.
Nos vacances se faisaient ensemble. Nos conversations pouvaient durer des heures durant aucune de nous ne se lassait.
Nos rires se confondaient et nos voix s'entremêlaient pour n'en former qu'une. Nos paroles n'avaient plus de sens sans celles de l'autre. Elle pensait à moi, je le devine. Je pensais à elle, elle le sait. Ce n'était pas la compétition comme ça pouvait l'être avec d'autres. Il n'y avait aucune jalousie quelconque parce qu'on savait l'importance que l'on avait l'une pour l'autre.
Elle était mon tout.
Mais ça c'était avant. Avant que l'on change. C'était avant que l'on fasse les mêmes choses mais en décalé, avant qu'elle ne parte en vacances avec d'autres, qu'elle ne me parle plus que de ses amis dont l'existence m'est inconnue. Mais cette fois elle ne me parle pas d'eux jusqu'à ce que j'ai l'impression de les connaître. Je jalouse chaque prénom plus ou moins connu. Nos conversations n'existent plus. Si l'une plonge, l'autre remonte seule. Nos rires communs sonnent faux et nos voix mélangées ne sont plus qu'un brouhaha infernal. Nos paroles n'ont plus de sens si elles sont assemblées.
Quand l'une pense à l'autre, plus personne ne le sait. Son nom se fait plus rare dans mes conversations et le mien devient presque inexistant dans les siennes.
Mais je l'aime. Elle est toujours mon tout.
Elle restera celle que j'ai croisé pour la première fois dans les couloirs de l'école maternelle.


Hurt'

Photo "Elle et moi"
par mon papa.

# Posted on Thursday, 08 May 2008 at 12:37 PM

Edited on Monday, 09 June 2008 at 12:32 PM

Rêves.

Rêves.
Pendant que les paysages défilent derrière la vitre, mon esprit se perd dans mes pensées.
C'est mon enterrement, je m'assoie sur la tombe voisine du trou qui servira de lit à mon corps pour toujours, mais personne ne me voit. Je leur suis invisible. Ma mère, mon père suivis par le reste de ma famille et de mes amis plus ou moins proches arrivent au-dessus de mon cercueil. Les êtres qui me sont le plus cher ont les yeux rouges et gonflés par les larmes, ils essayent de les cacher derrière des lunettes noires malgré le mauvais temps, mais ils ne trompent personne. D'autres visages ont perdus toute trace d'expression, d'autres encore ont juste le regard triste.
Je me retrouve à monter les marches de Cannes, dans une robe et des chaussures dessinées pour l'occasion par un grand couturier. Je me suis entraîné à monter mes escaliers mais j'ai quand même peur de tomber en public. C'est la première fois que je suis ici, je suis impressionnée par le nombre de photographes et par les spectateurs. Je suis entourée des personnes avec lesquelles j'ai travaillé pendant près d'un an. J'imagine toute ma famille devant leur télé, fière de moi, mes parents pleurant de bonheur.
Je change de nouveau de décor. Je suis sur scène, la salle est pleine. C'est la dernière d'une longue série. Le rideau se baisse sur nous. J'entends les applaudissements, quelques « bravo » sont criés. Je croise le regard heureux des autres comédiens. Il y a cinq rappels. Nous allons nous changer pour aller fêter notre succès. Nous sortons par derrière. L'un allume une cigarette, l'autre son portable, d'autres se mettent à pleurer en silence.
La musique dans mes oreilles s'arrête. Je reviens à la réalité, à la voiture et aux disputes de mes parents. Je me rends compte alors à quel point je me sens seule.

Hurt'


Photo
autoportrait.

# Posted on Thursday, 08 May 2008 at 12:43 PM

Edited on Monday, 09 June 2008 at 12:32 PM

Adèle.

Adèle.
Je lui avais dit. C'était un salaud, un vrai con. Seulement elle était aveuglée par tout l'amour qu'elle lui donnait sans se rendre compte qu'il lui était rendu par des coups bas.
Leur relation était basée sur la tromperie et le mensonge. Il lui en balançait plein la gueule, elle, elle pardonnait. Ce manège durait et n'en finissait pas. Elle, souffrait. Lui, s'amusait.
Elle ne comprenait pas pourquoi elle s'attachait, pourquoi elle l'aimait tant. Elle n'eut jamais la réponse.
Les coups bas et les perversité de son Lui* la rattrapèrent. Tout s'écroula d'un coup. Ses illusions, ses rêves, son amour et tout le reste.
Il* était chez elle à ce moment là. Elle ne prit pas le temps de réfléchir et commença à lui déverser son flot de reproches sans les mettre dans un ordre quelconque. Lui, ne comprenait pas ce qu'elle disait, il tenta de la calmer mais rien n'y faisait. Il vit les larmes couler sur les joues de sa poupée et se rendit compte qu'il avait merdé quelque part. Il tenta de la prendre dans ses bras. Elle se dégagea.
Avec un effort surhumain, elle le jeta dehors et referma la porte derrière lui.
Elle brûla, effaça, gomma toutes traces de son existence.
Plus rien ne pouvait arrêter les dernières larmes qu'elle versait pour lui.


Hurt'



Photo
Adèle par Moi.

# Posted on Thursday, 15 May 2008 at 7:55 AM

Edited on Monday, 09 June 2008 at 12:39 PM

Autobiographie pour le français. (3eme)

Autobiographie pour le français. (3eme)
J'ouvre la porte de ma chambre et une sensation de confiance s'installe en moi. Je lache le sac que je tiens à la main et un poids dont j'ignorais l'existence s'envole de mes épaules. Mon lit est en vue, je me jette dessus avec l'énergie d'un enfant de cinq ans. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Je met la musique et les sons que j'entend m'apaisent. Je m'allonge sur le dos et je laisse errer mon esprit. Les souvenirs se bousculent en moi et mon sourire devient triste, la mélancolie m'envahit.
Mon sourie s'efface. Les larmes coulent lentement. Je ne les retiens pas.
L'air devient lourd. Il m'oppresse. J'étouffe. Je me sens mal. Toutes mes idées deviennent noires. Je ne pleure plus. C'est une sensation de colère qui s'empare de moi. Je voudrais hurler mais aucun mot ne sort de ma bouche.
J'ai mal. Je souffre de ne pas dire tous les maux que j'ai sur le c½ur. Une terrible douleur me pétrifie. Je ne bouge plus de peur de souffrir encore plus. Je ne peux retenir mon cri cette fois. On peut y entendre toute la peur et toute la douleur qu'un Homme peut contenir.
Mon corps est pris de convulsions. Je ne me contrôle plus.
Je me calme au bout d'un moment. Ma langue se délie et laisse les mots afflués sans que je le veuille : "Je vous aime, j'étouffe, je t'aime, je suis fou, je n'en peux plus, c'est trop. Jamais, toujours, haïr, partir pour ne jamais revenir..."
Des faits et des dires oubliés refont surface. Les larmes aussi.
Le sommeil se présente à moi, je saisis cette opportunité.
J'aimerais ne jamais me réveiller.


20/20

# Posted on Monday, 09 June 2008 at 12:14 PM

Edited on Sunday, 23 November 2008 at 7:43 AM